Une rehausse de remorque faite maison augmente le volume sans dépasser le PTAC

Une rehausse de remorque faite maison augmente le volume sans dépasser le PTAC

Une rehausse de remorque faite maison permet de transporter davantage de déchets verts, de bûches ou de matériaux volumineux en limitant les trajets. Pour rester fiable, elle doit s’adapter aux montants existants, rester démontable si nécessaire et préserver la charge utile, la stabilité ainsi que la visibilité des feux.

Commencer par les cotes et le poids, pas par la découpe

Relevez les dimensions intérieures du plateau : longueur, largeur et hauteur des ridelles d’origine. Mesurez aussi l’entraxe et la section des montants d’angle, la profondeur de leurs logements, ainsi que la position des charnières, des crochets et de la ridelle arrière. Un croquis, même à main levée, évite de fabriquer un cadre impossible à emboîter ou qui gêne l’ouverture.

Calcul de la charge utile restante

Saisissez les trois poids en kilogrammes pour obtenir la charge utile restante de la remorque.

Formule utilisée Charge utile restante = PTAC − poids à vide de la remorque − poids de la rehausse
Poids total autorisé en charge

La hauteur dépend de la charge transportée. Des rehausses de 40 à 60 cm conviennent à de nombreux usages courants. Une hauteur de 60 à 80 cm peut être utile pour des branchages ou des déchets de taille peu denses. Plus le volume augmente, plus la charge risque toutefois de monter. Le volume disponible ne doit donc jamais être confondu avec la capacité de transport réelle.

Calculer la charge utile restante

Le poids de la rehausse s’ajoute à la tare de la remorque et réduit directement ce que vous pouvez charger. Pour connaître la marge disponible, retirez du PTAC le poids à vide de la remorque et le poids estimé de la rehausse. Le résultat correspond à la charge utile restante. Une structure robuste ne permet pas de dépasser le PTAC, même si le plateau semble pouvoir accueillir davantage.

Dans un retour de fabrication sur une remorque de 260 x 120 cm, l’ensemble réalisé pesait environ 60 kg. Cette donnée montre l’intérêt de peser la rehausse terminée plutôt que de se fier à une estimation, notamment avant de charger de la terre, des gravats ou du bois.

Choisir une structure adaptée à son niveau de bricolage

Le matériau dépend de la fréquence d’utilisation, de l’outillage disponible et du besoin de démontage. Pour des charges volumineuses mais légères, une construction ajourée est souvent plus adaptée qu’une paroi pleine. Elle retient le chargement tout en laissant passer une partie de l’air et limite la prise au vent.

Solution Atouts Points de vigilance
Cadre en acier soudé Rigide, durable, fin et personnalisable Nécessite un poste à souder, une protection anticorrosion et un montage précis
Bois traité et quincaillerie Accessible sans soudure et facile à modifier Plus sensible à l’humidité, aux jeux dans les assemblages et au poids
Panneaux grillagés de récupération Économiques et rapides à intégrer État, rigidité, dimensions et points de fixation à contrôler
Rehausse du commerce Montage rapide et compatibilité annoncée par le fabricant Coût plus élevé et choix limité pour une remorque non standard

Acier, bois et treillis : les choix cohérents

Un cadre en tube carré acier de 30 x 30 mm avec 2 mm d’épaisseur offre une base adaptée à une rehausse grillagée. Associez-le à un treillis soudé rigide, plutôt qu’à un grillage souple qui se déforme sous les vibrations. Une maille de 50 x 50 mm, ou un panneau serrurier à maille de 45 mm, convient au maintien de nombreux chargements. Des fils de 4 ou 5 mm apportent davantage de tenue.

Sans soudure, utilisez des tasseaux ou des chevrons en bois traité de classe 3 ou 4, assemblés avec des équerres et des boulons. Le grillage peut être fixé avec des crampillons, des agrafes ou des vis équipées de rondelles larges. Cette solution convient à des usages modérés, à condition de contrôler régulièrement le serrage et l’état du bois.

Fabriquer les panneaux sans créer de déformation

Préparez une liste de découpe pour les quatre côtés : deux cadres longs, une face avant et une ridelle arrière. Prévoyez des traverses intermédiaires sur les grandes longueurs. Elles limitent le flambage du grillage et le vrillage du cadre lorsque la remorque roule sur une route dégradée.

  1. Tracez et découpez les tubes ou les éléments en bois selon les longueurs prévues. Ébavurez les tubes acier pour supprimer les arêtes coupantes.
  2. Assemblez à blanc chaque panneau sur une surface plane. Pour l’acier, maintenez les pièces avec des serre-joints et réalisez quelques points de soudure avant les cordons définitifs.
  3. Contrôlez les diagonales : elles doivent être identiques sur un cadre rectangulaire. Corrigez l’assemblage avant de souder complètement ou de boulonner.
  4. Posez le treillis en le laissant dépasser de 2 à 3 cm si ce débord facilite la fixation. Sur l’acier, des points de soudure espacés de 10 cm peuvent convenir. Sur le bois, fixez-le régulièrement avec des rondelles ou des crampillons.
  5. Protégez les surfaces après dégraissage avec une peinture antirouille, une galvanisation à froid ou un produit de type Rustol sur les découpes et les soudures. Fermez les extrémités des tubes avec des bouchons d’obturation.

La solidité ne dépend pas uniquement de l’épaisseur des profilés. Elle repose surtout sur un chemin d’effort continu entre le treillis, les traverses, les montants et le châssis. Une grande face grillagée fixée seulement à ses quatre coins se déforme plus facilement sous les vibrations. Une traverse centrale et des points de fixation répartis réduisent au contraire la longueur des efforts supportés par la structure.

Concevoir une fixation amovible et sans jeu

Une rehausse amovible permet de retrouver rapidement un plateau bas pour transporter une charge longue ou encombrante. Le principe le plus simple consiste à insérer des montants verticaux dans les logements existants de la remorque, puis à les bloquer avec des goupilles de sécurité. Percez les montants après un montage à blanc afin d’obtenir des trous parfaitement alignés.

Adapter l’ancrage à la remorque

Si les montants d’origine ne sont pas creux ou ne peuvent pas être utilisés, des cornières, des fers plats ou des brides en U peuvent reprendre la structure sur les ridelles ou sur le cadre. Évitez de percer le châssis au hasard. Utilisez une visserie adaptée, par exemple en M8 lorsque le montage le permet, avec des rondelles et des écrous frein. Des crochets à baïonnette ou des fermoirs à levier peuvent compléter la fixation d’une ridelle arrière ouvrante.

Une fixation qui repose uniquement sur la friction finit par prendre du jeu sous l’effet des vibrations. Chaque panneau doit être empêché de monter, de glisser latéralement et de basculer. Avant le serrage définitif, montez puis démontez l’ensemble. Cette vérification révèle les zones qui coincent et les jeux excessifs.

Rouler chargé : contrôles indispensables avant le départ

Une rehausse augmente la surface exposée au vent et élève le centre de gravité du chargement. Répartissez la masse au plus bas et au plus près de l’essieu, sans concentrer les objets lourds contre la ridelle arrière. Les gravats et les matériaux denses ne doivent pas être chargés jusqu’en haut sous prétexte que le volume le permet. Les rehausses grillagées conviennent d’abord aux charges légères et volumineuses.

  • Vérifiez le PTAC, le poids de la rehausse et la charge utile restante.
  • Contrôlez le verrouillage de chaque goupille, bride, boulon et fermoir.
  • Assurez-vous que les feux arrière, les catadioptres et la plaque restent visibles.
  • Arrimez la charge : le treillis retient les éléments, mais ne remplace ni les sangles ni une bâche adaptée.
  • Inspectez les soudures, les zones rouillées et les points de contact après les premiers trajets, puis régulièrement.

Dans un exemple, une rehausse fabriquée maison revient à environ 130 euros, contre environ 350 euros pour une solution commerciale comparable. L’économie peut être intéressante, surtout avec des panneaux récupérés. Elle ne doit toutefois pas se faire au détriment des ancrages, de la protection contre la corrosion, de l’arrimage ou des contrôles avant circulation.